Le « groupe des 33 », qui espèrent être 40 d’ici le mois de juin, va s’appuyer sur l’outil écologique développé initialement par Nike et l’indice de l’outdoor Industry Association pour développer un outil de mesure des émissions de C02. « Nous ne pouvons pas tout résoudre par nous-mêmes, il faut travailler avec les autres », explique Tim Southam, le porte parole de Mountain Equipment Coop, une coopérative de 14 magasins d’outdoor au Canada, membre tout à la fois de l’Outdoor industry association et de la coalition.
Réduire l’empreinte carbone
La banque de données sera mise à disposition des designers, des équipes de développement, des fournisseurs de matières premières, des fabricants, des acheteurs des magasins. Et ses objectifs sont ambitieux. L’outil sur lequel vont travailler les participants doit permettre d’évaluer l’impact de l’énergie utilisée, les quantités d’eau consommées, l’usage de cette eau, les substances toxiques qui font partie du processus de production, les déchets, l’usage du sol, les émissions dans l’air. La coalition veut disposer de mesures chiffrées d’énergie consommée, d’émissions de gaz à effet de serre, d’usage de l’eau et déchets. Plus tard, s’y ajouteront des chiffres sur la toxicité et l’empreinte carbone d’une production pour pouvoir comparer les performances des uns et des autres.