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Volume 15 : énergie(s) à la Cité des Sciences et de l’Industrie

Volume 15 : énergie(s) à la Cité des Sciences et de l’Industrie

Dans le cadre de The EDF sustainable design challenge,  une soirée Pecha Kucha Paris spéciale « énergie(s) » se déroulera le 1er février 2011 à la Cité de sciences et de l’industrie (Paris).

Au travers d’une sélection de 12 projets, Pecha Kucha « énergie(s) » présentera des démarches prospectives et collaboratives sur le développement durable, et notamment sur des comportements responsables autour de l’énergie.

Le Pecha Kucha volume 15 « énergie(s) » débutera par une découverte privative des expositions « Observeur du design 11 » et « Energies » qui sont présentées actuellement à la Cité  des Sciences et de l’Industrie.

Le programme de la manifestation - 1er février – Cité des Sciences et de l’Industrie (Paris 75019)

- 18 h : découverte privative des expositions “Observeur du design 11″ et “Energies”, niveau 1

- 19 h 30 : Pecha Kucha Paris vol.15 « énergie(s) » , Auditorium – niveau RdC

- 21 h : cocktail dînatoire

The EDF sustainable design challenge est un challenge international organisé par EDF avec le soutien de l’APCI (Agence pour la Promotion de la Création Industrielle) pour favoriser et partager les initiatives créatives visant à accompagner les changements de comportements énergétiques.

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Besoin d'une perceuse ou d'un vélo ? Ne l'achetez pas ! What’s Mine is Yours: la consommation collaborative - Rachel Botsman

Des chiffres qui donnent les vertige

« Combien d’entre vous possèdent une perceuse électrique ? », poursuit Rachel. La moitié de la salle lève le doigt. « J’espère que vous réalisez que c’est une absurdité car vous n’utiliserez cette perceuse qu’une dizaine de minutes pendant toute sa durée de vie », assure-t-elle alors en faisant l’éloge des sites de location d’objets et de services entre particuliers comme Zilok. Il faut dire qu’aux Etats-Unis, royaume de la consommation à outrance et de l’individualisme, 80% des objets ne servent en moyenne qu’une fois par mois. Un chiffre qui devrait motiver à organiser sur-le-champ un vide-grenier ou une vente aux enchères sur eBay.

Si vous ajoutez qu’un Américain moyen vivra 80 ans, consommera 2,5 millions de litres d’eau, le bois d’un millier d’arbres, 21 000 tonnes d’essence, 220 000 kilos d’acier et 800 000 watts d’électricité, les chiffres donnent le vertige… Et les early adopters, ces faiseurs de tendances qui font leurs courses au marché local et circulent en Zipcar (un système de covoiturage), n’ont pas trop de leçon à donner : souvent, ils changent de téléphone portable chaque année et d’ordinateur tous les deux ans. Juste un rappel : Apple en est à sa dix-huitième version de l’iPod !

WHAT’S MINE IS YOURS from rachel botsman on Vimeo.

« Ce n’est pas réservé aux communistes et aux hippies »

La force du message véhiculé par l’ouvrage de Rachel Botsman et Roo Rogers réside cependant dans sa philosophie qui consiste à repenser notre façon de consommer plutôt qu’à devenir soudainement des adeptes de la décroissance. Car la consommation collaborative n’est ni anti-business, ni anti-consommateurs. « Il s’agit d’une philosophie qui consiste à dire : “Je vais vous aider car quelqu’un d’autre va m’aider” plutôt que “Je vais vous aider à condition que vous m’aidiez” », assure Rachel qui précise que cette mentalité, c’est simplement celle de nos grands-parents qui vivaient à une époque où les communautés étaient beaucoup plus soudées.

L’avènement d’Internet et des réseaux sociaux offre la possibilité de se réaccaparer les valeurs d’antan mais aussi de devenir des micro-entrepreneurs, la volonté d’aider l’autre et de créer des échanges (virtuels ou non) s’accompagnant souvent d’une motivation financière. Par exemple, les New-Yorkais qui utilisent le site Airbnb pour louer occasionnellement leur chambre d’amis gagnent en moyenne 1 600 dollars par mois (1 175 euros) ! « Partager n’est plus une valeur exclusivement réservée aux communistes et aux hippies », s’amuse Rachel.

La sagesse des foules

Le succès de cette révolution qu’est la consommation collaborative dépend cependant d’un facteur important : la capacité à faire confiance à des inconnus. Cette nouvelle économie est entièrement basée sur la volonté de chacun de ne pas tromper l’autre. Des sites comme eBay ont cependant prouvé qu’il était possible d’encourager les transactions commerciales entre personnes qui ne se connaissent pas grâce à un système qui voit l’acheteur de noter le vendeur et ainsi faire et défaire les réputations. Les sites de crédit « peer-to-peer » comme le Lending Club – qui relie prêteurs et emprunteurs en fonction de leurs affinités – assurent que le taux de défaut de paiement est très bas. On mise sur la sagesse des foules.

Pour Roo Rogers, coauteur du livre et ardent défenseur de l’environnement, donner aux consommateurs l’accès aux objets désirés sans passer par la case achat fait de la consommation collaborative le moyen le plus efficace pour préserver les ressources de la planète et dire adieu au règne de l’hyper-consommation. Selon lui, la meilleure façon de changer les comportements n’est pas de faire la morale en demandant aux consommateurs de réduire leur train de vie. « Le jour où le consommateur aura le réflexe de se demander, alors qu’il s’apprête à acheter une perceuse ou une voiture, s’il a vraiment besoin de posséder cet objet sachant qu’il peut en louer une ou l’emprunter à son voisin, la planète s’en portera mieux », assure-t-il.


Les bonnes adresses du consommateur collaboratif

- Les sites de crédit « peer-to-peer » Lending Club et Zopa

- Les sites de voyage AirBnb et CouchSurfing

- Les sites d’échange Swap et Freecycle

- Les sites de location ou de vente Zilok et eBay

- Les sites d’autopartage Zipcar, Caisse Commune ou Franceautopartage

- Les sites de covoiturage Covoiturage.fr ou Feduco

Le design comme façon de penser et de transformer le monde (in english) #transformationdesign #change

Transformation design has struggled to purchase true global recognition, and yet it is a necessary next phase of design thinking across the many disciplines in which we teach and practice. We will see it converging with the already several well-accepted models of next-generation and transformative design practice, including IIT’s Human-Centered Innovation, the Design + Business movement, the systems thinking school (e.g. Dialogic Design and Idealized Design) and Design 3.0.

NextD’s GK van Patter has widely presented a progressive model of a design theory of practice, which offers a simple framework for thinking about the emergence of future practice.

  • Design 1.0 as traditional graphic and industrial design, design as making.
  • Design 2.0 as design as value creation (including service design, holistic product innovation, multi-channel, and user experience), design as integrating.
  • The perspective called Design 3.0 that requires a social, inclusive design process. A multidisciplinary design approach that reimagines systems and takes leadership toward change in social and organizational structures and systems. Design as transforming.